Crowd

CROWD I
Video, 2007
Duration: 3min 31sec
Crowd I is a video composed of a series of virtual collages representing human crowds. The photographed human silhouettes are removed from their true social context to form fictive human gatherings. Objectified and removed from their context the different human interactions offer different narratives.

CROWD II
Video, 2007
Duration: 1min 24sec
Crowd II is a video animation where photographed human silhouettes are taken out of their context to create artificial crowd movements and motifs. Through a simulation effect, the work replicates superficial body confrontations and spatial flows generated in social environments with a slow shift from normality to artificiality.
https://vimeo.com/user7359505

Darwin’s finches

Homofaber

Video installation, 2011-12
Android slate screens, sizes may vary
Homo Faber is a video installation made with photos found on photo-sharing websites. Each photo has the particularity to represent a natural environment that uses ‘Paradise’ as a toponym. The landscapes slowly undergo a transformation, while using the photo-editing software Photoshop. The viewer follows the movement of the ‘mouse’, watching a series of mini-animations unfolding before his/hers eyes, witnessing nature undergoing a process of ‘culturisation’ and ‘civilisation’.
The videos are shown on small Android slate screens. Homo Faber is an ongoing project.

Hors-sol

New Minette, De terres rouges en terres rouges, Konschthal, 2022
vidéo 10 min

Le méta-récit transhumaniste propose justement l’inverse : en niant l’idée même de finitude, en refusant la dimension de la perte, il prétend faire l’économie de l’initiation anthropologique, c’est-à-dire du temps humain, et nous sert sur un plateau la promesse de salut sans passer par le conflit, ni par la construction de soi. Nous n’en avons plus le temps, semble-t-il. Pourtant, ou pour cette raison, ce récit, ou pseudo-récit, nous fascine, forcément. Et semble rallumer notre aspiration à un futur, à une sorte de « sacré ». A moins qu’il ne s’agisse que d’une fuite en avant, dans une mise à feu qui ressemblerait à un bûcher des vanités, larguer les amarres et s’envoyer en l’air une dernière fois, pour devenir enfin des héros par-delà toute limite, dans une mort de l’homme enfin sublimée. Et nous, les « derniers hommes » de Nietzsche, qui ne sommes plus sûr-e-s de rien, même, et surtout, de la différence entre virtuel et réel ? Errant, flottant dans l’espace, à cheval sur des débris. Is there life on Mars ? Ou bien, tentant de donner sens autrement, encore, à notre vie sur terre, comme les communautés qui nous ont précédé, et comme le travail de Justine Blau nous y invite. (Julien Cueille)

Phusis

Les scènes projetées sur une fond noir, agissent de manière visuelle et sensorielle, offrant au public un « spectacle » dépeignant un simulacre de nature, représentant des processus de vie et des pratiques de laboratoire. Apparaissent sur l’écran des bulles de savon, que nous voyons apparaître et disparaître sous nos yeux.  La durée de vie de bulles de savon est courte et éphémère, il suffit généralement de quelques secondes avant qu’elles n’éclatent. Nous les voyons flotter, respirer, tomber, grandir, exploser. Avec leurs formes sphériques et leurs fines membranes transparentes, elles font écho avec notre inconscient et notre imaginaire. Leurs structures évoquent celles des cellules qui composent le corps humain, des organismes naturels, des plantes, des animaux, des planètes, des atomes, des particules, des alvéoles, de l’écume… Elles semblent évoluer dans un micro et macro environnement à la fois sous-marin, céleste, terrestre ou intra-utérin. Nous les observons manipulées et apprivoisées, parmi les ustensiles en verre des laboratoires pharmaceutiques et chimiques, formant des natures mortes précaires. Nous les percevons comme indomptables. 

Phusis signifie « nature » en grec ancien, par opposition au monde artificiel. Il a d’abord signifié une force et un processus de croissance pour devenir par la suite une forme idéalisée. (Ce projet a été réalisé avec les magiciens Vincent Wüthrich et Pierre-Yves Fusier).