Atlas

Brochure avec 12 motifs de broderies de points de croix, 30 x 22cm

Des photos tirées de vues au microscope de peaux humaines (dermes et épidermes) ont été retravaillées pour composer une série de 12 motifs de broderies au point de croix. Le quadrillage, la grille, la numérisation, ainsi que la légende des couleurs se rapporte au vocabulaire utilisé dans la cartographie. Cette espace que nous contenons en nous pourrait être tout autant des surfaces vues du ciel de la terre ou même des formations météorologiques. L’espace infiniment petit et l’espace infiniment large semblent étrangement se côtoyer. Les motifs sont schématisés et abstraits, mais il est possible au propriétaire du fascicule de leur donner forme et texture simplement en les reprenant sur tissu et en insérant une aiguille avec un fil de coton, cellule après cellule.

Charles Island

Deep time

Le soir arrivé, après avoir activé l’interrupteur, le visiteur peut actionner les deux manivelles jaunes, faisant ainsi coulisser les volets vers la gauche et laissant apparaître neuf paysages oniriques, révélant des galeries souterraines imprégnées de vestiges de vies antérieures.

Ces paysages sont constitués de photographies de fossiles et de lames pour microscopes de minerais de fer, provenant des collections  du Musée national d’histoire naturelle, du Musée Eugène Pesch, du Musée de la mine Cockerill et du service géologique de Luxembourg. Ces images nous projettent à travers les strates géologiques du bassin minier que forment le sud du Luxembourg, laissant apercevoir des spécimens fossilisés retrouvés dans les bas-fonds de ces paysages, révélant des traces d’organismes vivants qui se sont succédés au cours de l’histoire de la Terre.

Ce projet s’attarde sur la « Minette » comme minéral et comme région, désirant dépasser son lien à l’industrie et en nous transposant dans d’autres temporalités, dans le « Deep time », un temps qui dépasse le temps humain, celui en lien à notre terre (géologique) et la vie qui a pris forme bien avant nous (paléontologique). Il est beau de pouvoir contempler le minerai de fer comme une simple roche et de s’éloigner de la notion de matière première qui a permis l’essor de l’industrie moderne et la richesse du Luxembourg, de replonger dans des temps plus profonds, un temps où cette région qui nous entoure actuellement était encore occupée par la mer jurassique il y a 180 millions d’années, marquée par un climat chaud, humide et tropical. On y décèle d’ailleurs une multitude de mollusques et de coraux fossilisés, témoins de cette époque.

Les échantillons tirés des lames minces de Minette révèlent également un motif caractéristique au minerai de fer : les d’oolithes, du grec ôon pour œuf et lithos pour pierre. Des fleuves provenant de la région de l’Eiffel et des Ardennes ont longtemps charrié des sédiments produits par l’érosion, portant dans leur sillon des ions de fer ferreux, qui ont été oxydés par des bactéries en fer ferrique, pour ensuite être précipité sous forme d’oolithes. Ces petites structures minérales ovales sont imprégnées de peroxyde de fer, qui ont fait la caractéristique de notre région et lui ont également donné sa couleur. Sur ces lames de laboratoire on peut y déceler de tous petits fossiles, invisibles à l’œil nu.

L’exploitation des minerais de fer de surface remonte jusqu’au temps des Celtes est a connu un nouvel essor au 17ème siècle avec la forge de Lasauvage.  A partir de l’industrialisation des années 1870, les activités minières ont profondément marqué la topographie du paysage. En zoomant sur des détails de fossiles, on semble parfois reconnaître étrangement les paysages accidentés créés par l’activité minière.

La PERGOLA extérieure, en fer forgé, reprend également les motifs de fossiles emblématiques de la région : des ammonites, des bivalves, des bélemnites et de nombreux autres mollusques, coquillages et animaux marins.


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Remerciements :

Projet réalisé à partir des collections  du Musée national d’histoire naturelle, du Musée Eugène Pesch et du Musée de la mine Cockerill, ainsi que d’échantillons de lames pour microscope de minerais de fer provenant de la collection du service géologique de Luxembourg.

Lynn Bintener, Responsable Projet Esch2022, service culturel

Henri Clemens, musée de la mine Cockerill

Frédéric Humbel, directeur, Minett Park Fond-de-Gras
Dr. Romain Meyer, chargé d’études, service géologique du Luxembourg

Laurent Olinger, OK Design

Robert Weis, Recherches & collections, Assistant de conservation, Musée national d’histoire naturelle 

Sources bibliographiques :

Circuit géologique Giele Botter

Minett UNESCO Biosphère, 2022

Maria Stavrinaki. Saisis par la préhistoire : enquête sur l’art et le temps des modernes, Dijon : Les Presses du réel, 2019.

Alex Storoni, Géo-histoire des paysages du bassin minier ferrifère luxembourgeois, Revue Géographique de l’Est Année 1998 38-1-2 pp. 51-55

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GÎTE DE PÉTANGE

Le gîte de Pétange,  appartenant au Minett Trail, est situé sur le site ferroviaire du Fond-de-Gras dans le Minett Park Fonds-de-Gras et fut autrefois un ancien wagon de voyageurs. Il a été réalisé par le bureau d’architectes Teisen & Giesler, en collaboration avec l’artiste Justine Blau. Le wagon est subdivisé en espaces fonctionnels : nature (loggia), convivialité (salon), hygiène (salle de bain), repos (chambre) et régénération (sauna), invitant une réflexion sur la place de l’homme dans son environnement naturel.

Le Minett Trail, qui documente l’histoire du Minett, et en particulier son passé industriel, est le résultat d’un concours lancé dans le cadre d’Esch2022 et du projet « Minett UNESCO Biosphère », Pro-Sud et de l’Ordre des architectes et ingénieurs-conseils (OAI).

Galapagos Fauna

Jardin aux plantes

Manipulation

Manned mission

Phusis

Les scènes projetées sur une fond noir, agissent de manière visuelle et sensorielle, offrant au public un « spectacle » dépeignant un simulacre de nature, représentant des processus de vie et des pratiques de laboratoire. Apparaissent sur l’écran des bulles de savon, que nous voyons apparaître et disparaître sous nos yeux.  La durée de vie de bulles de savon est courte et éphémère, il suffit généralement de quelques secondes avant qu’elles n’éclatent. Nous les voyons flotter, respirer, tomber, grandir, exploser. Avec leurs formes sphériques et leurs fines membranes transparentes, elles font écho avec notre inconscient et notre imaginaire. Leurs structures évoquent celles des cellules qui composent le corps humain, des organismes naturels, des plantes, des animaux, des planètes, des atomes, des particules, des alvéoles, de l’écume… Elles semblent évoluer dans un micro et macro environnement à la fois sous-marin, céleste, terrestre ou intra-utérin. Nous les observons manipulées et apprivoisées, parmi les ustensiles en verre des laboratoires pharmaceutiques et chimiques, formant des natures mortes précaires. Nous les percevons comme indomptables. 

Phusis signifie « nature » en grec ancien, par opposition au monde artificiel. Il a d’abord signifié une force et un processus de croissance pour devenir par la suite une forme idéalisée. (Ce projet a été réalisé avec les magiciens Vincent Wüthrich et Pierre-Yves Fusier).

The Circumference of the Cumanan Cactus

Photography, 2010 (Series of 9)
Duratrans and lightboxes, h: 120cm x w: 120cm each

The Circumference of the Cumanán Cactus consitutes a series of nine lightboxes, and was a commission for Manchester Piccadilly Station. The photographs represent natural landscapes that bear little signs of human presence, promoting the archetypal idea of an untouched land in its primal state. Located in an urban area of transit, the work replaces the traditional ‘selling dreams’ tourism billboard.

The nine scenes depict landscapes, stemming from all around the globe. What at first appear to be traditional photographs, are actually three-dimensional constructions of places, collages created by means of found photographs. Acting as optical illusions, the images sway between the worlds of reality and fiction, nature and culture. This project looks at imageries that have arisen with the very act of ‘traveling’. These photographs took as inspiration, drawings and paintings of landscapes, created during different journeys throughout the centuries.

These pictorial accounts of remote exotic places emerged with the age of exploration, a time when Europeans started trawling through the world in the quest of new territories. This tradition has persisted with the 18-19th century’s scientific expeditions under Darwin and Humboldt, the European Grand Tour and nowadays’ modern tourism.

Images of lush green-covered hills, unsettled seas and fuming volcanoes have circulated, to become part of our collective imagination, inducing the idea of the existence of paradise-like places. The work is concerned with these representations of the ‘outside’ world, when returned ‘home’; the images working as visual descriptions and scientific proofs, but also as exotic memorabilia and objects of myths.